L’Anact (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail) vient de lancer un nouvel appel à projets national qui pourrait intéresser de nombreuses entreprises, acteurs RH et structures engagées dans la prévention des risques professionnels.
Objectif : soutenir financièrement des projets permettant de prévenir l’usure professionnelle, améliorer les conditions de travail et favoriser des parcours professionnels plus durables.
Et cette année, le financement global prévu est conséquent : jusqu’à 350 000 € mobilisés pour accompagner les projets retenus.
Un sujet qui devient de plus en plus stratégique dans les entreprises, alors que les enjeux liés à la santé mentale, au maintien en emploi, à l’absentéisme ou encore au vieillissement des équipes prennent une place grandissante.
Je vous donne tous les détails ici !
Pourquoi cet appel à projets ?
L’Anact part d’un constat simple : les carrières s’allongent, les métiers évoluent rapidement, et de nombreux professionnels peinent à tenir durablement dans leurs conditions de travail actuelles.
Aujourd’hui :
- certains métiers exposent fortement à la pénibilité,
- les arrêts longue durée augmentent,
- 1/4 des actifs est touché par une maladie chronique évolutive,
- de nombreuses entreprises doivent faire face à des problématiques de recrutement, de turnover ou de désengagement.
L’objectif de cet appel à projets est donc de soutenir des démarches concrètes permettant :
- de prévenir l’usure professionnelle,
- de maintenir les salariés en emploi,
- d’améliorer les conditions de travail,
- et de mieux articuler santé au travail, RH et évolution des parcours professionnels.
Quels types de projets sont recherchés ?
⚠️ ATTENTION : l’ANACT ne cherche pas simplement des actions “bien-être” ponctuelles.
Les projets doivent proposer de véritables expérimentations autour de l’organisation du travail, des parcours professionnels et de la prévention.
L’appel à projets s’articule autour de plusieurs axes majeurs.
1. Prévenir l’usure professionnelle en agissant sur le travail
Les projets peuvent par exemple viser :
- une meilleure organisation du travail,
- la réduction des facteurs de pénibilité,
- la prévention de l’épuisement professionnel,
- l’amélioration des conditions de travail,
- ou encore la prévention des risques psychosociaux.
2. Accompagner les moments clés de la carrière
L’Anact souhaite également soutenir des projets liés :
- aux retours après arrêt maladie,
- aux évolutions de poste,
- aux fins de carrière,
- aux reconversions internes,
- ou aux transitions professionnelles.
3. Accompagner les transformations du travail
Les entreprises qui vivent des changements importants sont particulièrement concernées :
- nouvelles organisations,
- nouvelles technologies,
- évolution des métiers,
- réorganisations internes,
- transformations liées aux enjeux économiques ou écologiques.
Favoriser des parcours professionnels “en santé”
L’approche portée par l’ANACT est intéressante car elle ne se limite pas à la prévention des risques. Elle cherche aussi à réfléchir à des parcours professionnels durables, compatibles avec la santé physique et mentale des salariés.
Autrement dit : comment permettre aux collaborateurs de continuer à évoluer, apprendre, travailler et performer… sans s’épuiser ?
Qui peut candidater ?
Cet appel à projets s’adresse principalement aux structures privées.
Peuvent notamment répondre :
- entreprises,
- associations,
- fédérations professionnelles,
- réseaux d’entreprises,
- OPCO,
- services de prévention et de santé au travail,
- organisations professionnelles,
- chambres consulaires,
- organisations syndicales ou patronales.
Deux formats existent :
- des actions individuelles pour les structures de moins de 300 salariés,
- ou des projets collectifs impliquant plusieurs structures.
Quel financement est prévu ?
L’ANACT prévoit une enveloppe globale de 350 000 € pour cet appel à projets national. Le financement va dépendre du format du projet envisagé, qui peut être soit individuel, soit collectif.
1. Pour une action individuelle
Le financement peut couvrir :
- jusqu’à 14 jours d’accompagnement,
- avec un plafond de 1 000 € par jour de prestation.
2. Pour un projet collectif
Dans le cadre des actions collectives expérimentales (territoriales ou inter-entreprises), l’Anact prévoit un financement plus large afin d’accompagner plusieurs structures autour d’une problématique commune.
Le dispositif peut financer :
- jusqu’à 8 jours de prestation de consultant par entreprise participante,
- avec une prise en charge plafonnée à 1 000 € par jour.
À cela s’ajoute un financement complémentaire pouvant aller jusqu’à :
- 6 000 € dédiés à la coordination, la capitalisation, l’évaluation et la valorisation du projet collectif.
Le financement peut notamment couvrir :
- l’accompagnement des entreprises participantes,
- les temps collectifs et inter-entreprises,
- les actions de coordination du projet,
- la production d’outils et de livrables,
- ainsi que les démarches de capitalisation des enseignements issus de l’expérimentation.
Concrètement, un projet collectif impliquant plusieurs entreprises peut donc permettre de financer un accompagnement conséquent autour des enjeux de prévention de l’usure professionnelle, de santé au travail et d’organisation du travail.
L’accompagnement par un consultant externe : un élément obligatoire du dispositif
Pour bénéficier du financement de l’ANACT, les structures candidates doivent obligatoirement être accompagnées par un consultant externe et indépendant.
L’Anact précise que ce consultant doit disposer de compétences liées :
- à l’analyse du travail,
- à l’ergonomie,
- à la psychologie du travail,
- à la sociologie du travail,
- ou plus largement à la santé au travail.
L’objectif est d’apporter un regard extérieur, une méthodologie structurée et un accompagnement concret tout au long de l’expérimentation.
Son rôle est d’accompagner l’entreprise sur :
- analyse des situations de travail,
- appui méthodologique,
- animation des échanges,
- accompagnement des expérimentations,
- production d’outils et de livrables.
⚠️ ATTENTION : le consultant doit être choisi avant le dépôt du dossier. L’ANACT demande en effet qu’une méthodologie détaillée, rédigée par le consultant, soit intégrée directement dans le dossier de candidature.
Comment trouver un consultant externe pour votre projet ?
L’un des points clés de cet appel à projets est donc l’identification d’un consultant externe avant le dépôt du dossier.
Le choix du consultant est important, car il ne s’agit pas uniquement d’un rôle administratif. L’ANACT attend un accompagnement capable de :
- comprendre les réalités du terrain,
- analyser les situations de travail,
- accompagner les équipes et les managers,
- structurer une démarche de prévention durable,
- et produire une méthodologie cohérente avec les objectifs du projet.
Il peut donc être pertinent de se faire accompagner par un professionnel ayant une approche à la fois humaine, organisationnelle et orientée qualité de vie au travail.
🔑 À travers KeysUp Coaching, j’accompagne les professionnels et les entreprises sur les sujets liés à la santé mentale, au stress, à la prévention de l’épuisement, à la posture managériale et à la qualité de vie au travail.
Selon les besoins du projet, je peux également intervenir dans la réflexion autour des démarches de prévention et des actions d’accompagnement humain en entreprise.
Date limite pour déposer un dossier
Les candidatures doivent être déposées avant :
📅 le 18 septembre 2026 à minuit
L’Anact recommande fortement aux structures intéressées de se rapprocher de leur Aract régionale avant le dépôt du dossier afin d’échanger sur l’éligibilité et la faisabilité du projet.
Pourquoi ce sujet devient incontournable pour les entreprises
Aujourd’hui, les entreprises ne peuvent plus uniquement traiter les problématiques de santé au travail “une fois que ça va mal”.
L’usure professionnelle a des conséquences très concrètes :
- absentéisme,
- turnover,
- difficultés de recrutement,
- perte d’engagement,
- tensions managériales,
- désorganisation,
- baisse de performance collective.
Prévenir ces situations devient donc un véritable enjeu stratégique, humain et économique.
Et c’est justement ce que cet appel à projets cherche à encourager :
des démarches plus durables, plus structurées, plus collectives autour des conditions de travail.
5 raisons de candidater
En vous engageant dans un projet Fact, vous aurez la possibilité de bénéficier d’un financement et de :
- vous acculturer, à votre rythme, aux fondamentaux de la QVCT,
- initier ou consolider des partenariats financiers, techniques et institutionnels,
- bénéficier de l’expérience de vos pairs et d’élargir votre réseau,
- pérenniser votre démarche QVCT, en l’adaptant à d’autres projets,
- faciliter vos recrutements, fidéliser vos salarié.e.s et accroître la performance de votre organisation.
Envie d’en savoir plus ? D’aller encore plus loin ?
Si vous réfléchissez à une démarche autour de la prévention de l’usure professionnelle, de la qualité de vie au travail ou de la santé mentale en entreprise, je peux échanger avec vous autour de vos besoins, de vos enjeux et de vos idées de projet.
À travers KeysUp Coaching, j’accompagne les professionnels et les organisations sur des problématiques liées au stress, à la surcharge mentale, à la prévention de l’épuisement, au management et au bien-être au travail.
L’objectif : construire des environnements de travail plus humains, plus équilibrés et plus soutenables dans la durée.
Source : Appel à projets Fact 2026 – Anact

Cindy Roublicq, Coach professionnelle certifiée, bilingue Anglais
Après plusieurs années dans le marketing et le management, j’ai fondé KeysUp Coaching pour accompagner les professionnels et les entreprises sur les enjeux humains devenus centraux dans le monde du travail : stress, santé mentale, prévention de l’épuisement, posture managériale, qualité de vie au travail et transitions professionnelles.
À travers des accompagnements individuels, ateliers et interventions en entreprise, j’aide les organisations à créer des environnements de travail plus durables, plus humains et plus soutenables, tout en accompagnant les professionnels dans leurs périodes de questionnement, de surcharge ou d’évolution.
J’accompagne en Français et en Anglais